Surtout sortir du cadre. Il semble qu'Hassan Hajjaj se l'est promis depuis l'enfance, entre Maroc et Angleterre. A 20 ans à peine, il s'empare d'un appareil photo en parfait autodidacte et se jette, joyeux, dans les séries et aut...

Surtout sortir du cadre. Il semble qu'Hassan Hajjaj se l'est promis depuis l'enfance, entre Maroc et Angleterre. A 20 ans à peine, il s'empare d'un appareil photo en parfait autodidacte et se jette, joyeux, dans les séries et autres grandes compositions colorées d'où le pop art et la mode ne sont jamais absents. Ni l'humour, d'ailleurs, ni le kitsch assumé, ni l'engagement, à corps et à cris, qui se concentrent si bien dans les encadrements de ses oeuvres faits de boîtes de conserves, de cannettes de soda ou de tubes d'harissa répétés à l'envi. Ce n'est pas pour des prunes que le chanteur Rachid Taha l'affubla d'un " Andy Wahloo ", à traduire par " je n'ai rien ", aphorisme bien tapé qu'Hassan Hajjaj n'a pas délaissé puisqu'il l'a apposé sur des vêtements et sur un bar parisien designé par ses soins. L'homme donc est multi-talentueux. Si bien que la Maison européenne de la Photographie, à Paris, lui a confié les clés du 5/7, rue de Fourcy pour qu'il y trouve ses aises. Mieux qu'un partage.