Comment définiriez-vous cette " French touch " que vous incarnez ?

Il s'agit d'une mixité particulière : le mélange de lignes droites à des courbes ou des textures douces, la création de différents éléments qui, pourtant, visuellement forment un tout. C'est également l'art de laisser se fondre différentes périodes. La continuité est importante. Si vous achetez un canapé Minotti, celui-ci doit s'accorder élégamment avec la table que vous avez acquise il y a dix ans. Je n'aime pas les ruptures de styles.

Quel est pour vous le meuble le plus important dans un intérieur ?

Le canapé est l'endroit où naît l'intimité et où se déroulent les échanges. C'est la pièce de mobilier la plus utilisée et à laquelle on attribue le plus de fonctions. Elle ne sert pas seulement à s'asseoir, on peut aussi y dormir, travailler, manger, passer de bons moments avec sa famille ou ses amis. C'est pourquoi c'est le point de départ de toutes les collections. Chaque année, je propose de nouveaux designs de canapé. Pour une raison toute simple : d'après Renato Minotti, le sofa qui répond à tous les défis que pose l'habitat n'existe pas. J'aime ces challenges, c'est comme ça que nous continuons de progresser ensemble.

Selon vous, quelle évolution dans nos intérieurs sera incontournable à l'avenir ?

Tout s'estompe. Les espaces servent à la fois au travail et à la détente, les meubles doivent convenir en même temps pour l'intérieur et l'extérieur. Les hôtels sont plus intimes. Les clients y découvrent des marques et idées qu'ils veulent transposer chez eux. Ces échanges fructueux entre différents domaines rendent la création de mobilier encore plus passionnante. Je fourmille d'idées pour 2020. Rendez-vous au Salon du meuble de Milan pour les voir se concrétiser... ou pas !

Le modèle Daniels, mix parfait de courbes et angles droits. © SDP