Le décor vaut à lui seul le détour : murs de couleur sauge, tapis suspendus aux vertus acoustiques et tables en bois. Ces contours réussissent le grand écart entre épure et chaleur. Oui, mais l'assiette ? Elle s'avance vertébrée et délicieuse. Ceci par le biais d'une carte plutôt végétale - il...

Le décor vaut à lui seul le détour : murs de couleur sauge, tapis suspendus aux vertus acoustiques et tables en bois. Ces contours réussissent le grand écart entre épure et chaleur. Oui, mais l'assiette ? Elle s'avance vertébrée et délicieuse. Ceci par le biais d'une carte plutôt végétale - il y a plusieurs propositions véganes - dont l'esprit méditerranéen repose sur un principe de mets à partager. On a multiplié les entrées : pain libanais et moutabal à la betterave (6,50 euros), za'atar muajanat (5,50 euros), saucisse de Montbéliard avec piccalilli (6,90 euros). Les préparations sont justes, savoureuses et invitent au voyage. Côté plats, c'est la même exigence. On a été bluffé par la croquette de quinoa et petits pois, salade mesclun, yaourt aux herbes (19 euros) qui prouvent combien, en termes de saveur, les protéines animales sont inférieures aux préparations " plant based ". Croquant, fraîcheur et acidité, tout y est. Bien tapé aussi : un accompagnement remarquable, moins strictement végétalien, consistant en des lamelles de potiron au beurre noisette, sauge et fromage comté (7 euros). La fête n'aurait pas été complète sans des breuvages dignes de ce nom. C'était le cas entre les épatants crus biodynamiques du château Revelette (38 euros) et les bières artisanales signées Cantillon ou Ermitage - excellente Lanterne Pale Ale (4,20 euros).