L'apport des nouvelles technologies se constate aussi dans les différentes étapes de confection d'un vêtement. Sans elles, des business comme Zara n'auraient jamais pu révolutionner le secteur, il y a une vingtaine d'années. " L'apparition des softwares permet de créer de nouvelles silhoue...

L'apport des nouvelles technologies se constate aussi dans les différentes étapes de confection d'un vêtement. Sans elles, des business comme Zara n'auraient jamais pu révolutionner le secteur, il y a une vingtaine d'années. " L'apparition des softwares permet de créer de nouvelles silhouettes très rapidement et de façon digitale, explique Céline Abecassis, directrice scientifique de la Chaire Mode et Technologie, mise sur pied par l'Ecole supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe) et l'entreprise Lectra. Les acteurs de la fast fashion ne partent jamais de zéro pour concevoir un vêtement. Sur ordinateur, ils sélectionnent le dessin d'un produit existant et le transforment. Ils choisissent par exemple une jupe, pour la rallonger ou lui rajouter une poche. Cela permet d'obtenir beaucoup plus vite une grande diversité de modèles, qui seront rapidement produits de façon industrielle. " Autre invention, qui change le quotidien des créateurs et griffes de mode ? Les systèmes de découpe automatique du textile, comme ceux développés par l'entreprise française Lectra. " Elle a notamment mis au point un logiciel qui permet de visualiser en trois dimensions le tombé d'un vêtement, selon le tissu choisi, raconte l'experte. S'il s'agit de lin ou de soie, le rendu ne sera pas pareil. " Une avancée de taille, qui diminue le nombre de prototypes nécessaires à la réalisation d'un look parfait. Et facilite grandement le travail des stylistes.