Une semaine de la mode en vidéos a ses avantages et ses inconvénients. On peut facilement zapper des passages. Et on n'est même pas obligé de suivre en live. Mais quid des frissons que l'on ressent parfois lors de certains défilés sur catwalk? Ils sont restés plutôt rares.
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Une semaine de la mode en vidéos a ses avantages et ses inconvénients. On peut facilement zapper des passages. Et on n'est même pas obligé de suivre en live. Mais quid des frissons que l'on ressent parfois lors de certains défilés sur catwalk? Ils sont restés plutôt rares. A Milan, tous les yeux étaient rivés sur Prada. La seconde collection de Miuccia Prada et Raf Simons était parfaite, mais aussi un peu prévisible, ce que la marque n'avait jamais été auparavant.A Paris, la Fashion Week s'est ouverte avec le label chinois Sankuanz, au premier étage de la tour Eiffel. Ou du moins, ça y ressemblait. On aurait plutôt dit une copie du monument, érigé dans la banlieue de Hangzhou. De quoi en déduire toutes sortes de choses. Mais surtout qu'en ce qui concerne la mode, Paris est un état d'esprit, une abstraction. Dès lors, les griffes japonaises Kolor et Doublet ont présenté leurs collections respectivement dans un jardin classique à Tokyo et dans un terrain de gestion des déchets à Yokohama, devant le public sous une pluie battante. Là-bas, le soleil était déjà couché, tandis qu'en Europe, le jour devait encore apparaître. Angus Chiang, pour sa part, a troqué le tapis rouge contre une salle de cinéma à Taipei. Rick Owens proposait un lien radio avec le Lido à Venise. Louis Vuitton, Hermès et Dior sont tout simplement restés dans la Ville lumière. Etudes, par le biais d'une performance de danse dans le centre commercial Châtelet Les Halles, fut l'un des temps forts de la semaine. Le plus beau film? Sans aucun doute celui de Wales Bonner, qui a lu à voix haute des poèmes du prix Nobel Derek Walcott. Les collections les plus puissantes? Dries Van Noten, Dior, GmbH et Botter.