Voici deux ans, le monde merveilleux du cinéaste Tim Burton attirait près de 80 000 visiteurs au C-Mine, à Genk. Une raison suffisante pour que le centre culturel ouvre grand ses portes à son équivalent, tout aussi fabuleux, de la photographie de mode : Tim Walker. L'année dernière, il dévoilait, à Londres, sa plus grande rétrospective à ce jour, une...

Voici deux ans, le monde merveilleux du cinéaste Tim Burton attirait près de 80 000 visiteurs au C-Mine, à Genk. Une raison suffisante pour que le centre culturel ouvre grand ses portes à son équivalent, tout aussi fabuleux, de la photographie de mode : Tim Walker. L'année dernière, il dévoilait, à Londres, sa plus grande rétrospective à ce jour, une " déclaration d'amour " au Victoria and Albert Museum, qui entame maintenant sa tournée internationale. " Pour moi, ce lieu a toujours été un palais des rêves ", déclare l'artiste britannique à propos de ses mois d'errance dans le fameux monument qui ont inspiré cette exposition. " La collection du musée est très large, éclectique, et beaucoup des objets que j'y ai rencontrés m'ont touché en plein coeur. Mes images traduisent non seulement leur présence physique et leur beauté, mais également ma réaction émotionnelle face à eux. " Ses confrontations avec de vieilles tabatières, divers vitraux, des illustrations érotiques, des textiles brodés et tout un tas d'autres curiosités ont donné naissance à cinquante oeuvres inédites, complétées par des artefacts de collection du V&A ainsi qu'une centaine de clichés plus anciens où apparaissent Karen Elson, Tilda Swinton ou Cate Blanchett. Les amateurs d'ambiances façon Alice au pays des merveilles seront également gâtés : la directrice artistique et scénographe britannique Shona Heath et le designer belge Jo Klaps se sont réunis pour imaginer un parcours de dix pièces où les décors extravagants de Walker, accompagnés de bandes sonores adaptées, vous arracheront à la vie quotidienne pour vous plonger directement dans le cerveau d'un maître fantastique.