Les nouvelles technologies continuent leur percée dans l'univers muséal. En complément ou à la place de rencontres avec des tableaux originaux, les musées proposent désormais de véritables promenades au coeur des oeuvres en projetant des reproductions XXL à 360 °. Le procédé immersif en lui-même n'est pas neuf : les visiteurs du musée des bea...

Les nouvelles technologies continuent leur percée dans l'univers muséal. En complément ou à la place de rencontres avec des tableaux originaux, les musées proposent désormais de véritables promenades au coeur des oeuvres en projetant des reproductions XXL à 360 °. Le procédé immersif en lui-même n'est pas neuf : les visiteurs du musée des beaux-arts de Bruxelles peuvent déjà entrer dans la Bruegel Box (2.), offrant une plongée dans les créations du peintre flamand, tandis que La Villette, à Paris, a rendu hommage à Van Gogh, l'été dernier, en version 100 % numérique. 2018 pourrait toutefois bien être l'année de la confirmation. Preuve en est l'inauguration, dans la capitale française au printemps prochain, de L'atelier des lumières (1.), un lieu entièrement consacré à ces expos 2.0 et qui fera le focus, pour son ouverture, sur Klimt et Schiele. Si le visiteur perd la rencontre avec la matière, le contact avec ces quelques mètres carrés travaillés par les mains des maîtres, il expérimente l'art différemment, en posant un autre regard sur les détails et en " vivant " la fresque. Au travail du commissaire s'ajoutent souvent les choix d'un réalisateur qui crée une séquence complète et l'accompagne de musique... L'autre avantage : le prêt de pièces majeures n'est plus indispensable à la tenue d'un accrochage, ouvrant la voie à des rencontres avec les tableaux les plus emblématiques, en dehors des capitales de l'art. Ainsi, les Carrières de lumières, aux Baux-de-Provence, présenteront, dès le 2 mars, Picasso et les maîtres espagnols. Le public pourra y approcher des Demoiselles d'Avignon ou pénétrer dans l'éprouvant Guernica.