Si son nom n'est pas encore très familier au sud du pays, Jinnih Beels a connu une hausse de popularité fulgurante en Flandre au cours des dernières années. Née à Calcutta d'un père belge et d'une mère indienne, ce n'est qu'à 6 ans qu'elle arrive à Anvers, suite...

Si son nom n'est pas encore très familier au sud du pays, Jinnih Beels a connu une hausse de popularité fulgurante en Flandre au cours des dernières années. Née à Calcutta d'un père belge et d'une mère indienne, ce n'est qu'à 6 ans qu'elle arrive à Anvers, suite à l'assassinat non élucidé de sa mère. C'est peut-être ce qui la pousse à entamer des études de criminologie à la KUL, avant de s'engager dans la police. Après quinze ans de carrière et l'obtention du grade de commissaire, elle se lance en politique, d'abord sur la liste d'ouverture Samen, ensuite pour le Sp.a. " Très honorée " de figurer parmi nos wonderwomans, Jinnih Beels nous a confié que la plus grande difficulté rencontrée cette année ne fut pas d'affronter Bart De Wever dans son fief anversois, mais " de ne pas échouer en tant que mère et conjointe, alors que j'essaie de poursuivre mes idéaux et de rester fidèle à mes principes ". Quant au mouvement MeToo et à la place des femmes dans la société, la jeune quadra a tenu à les replacer dans un contexte plus global : " Il n'y a pas que l'égalité des sexes, on peut aussi parler de discrimination, d'homophobie ou de colonialisme. Pour moi, c'est une lutte commune sur différents fronts. La liberté, l'égalité et la solidarité ont toujours été la base de notre Etat constitutionnel. "