2018 a été une année bien remplie pour Léa Belooussovitch. La plasticienne française, belge d'adoption depuis une dizaine d'années, s'est vu attribuer, au mois d'octobre, le Prix Jeunes Artistes du Parlement de la Fédération Wall...

2018 a été une année bien remplie pour Léa Belooussovitch. La plasticienne française, belge d'adoption depuis une dizaine d'années, s'est vu attribuer, au mois d'octobre, le Prix Jeunes Artistes du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cette belle reconnaissance a été précédée par un solo show à la galerie Les Drapiers (Liège), de février à mars. Pas de doute, la jeune femme a désormais son rond de serviette attitré à la table de la scène artistique nationale. Quand on l'interroge sur la question de l'égalité des sexes, dans le secteur des arts plastiques, elle renvoie intelligemment vers un article qui pose cette question fondamentale : pourquoi les jeunes artistes s'évaporent-elles ? Il faut dire que le fait est troublant, alors qu'elles sont en majorité dans les écoles d'art, elles ne représentent que 25 à 30 % du vivier exposé lors des grandes foires internationales. L'intéressée d'esquisser une réponse : " Dans tous les milieux à carrière surgit la question de la maternité, celle-ci est souvent envisagée au mieux comme un frein, une épée suspendue, au pire comme un terme définitif... Ce qui est totalement absurde. "