Jay Z et Beyoncé ont dernièrement opéré un spectaculaire coup de com' en publiant Apeshit, un clip bien mégalo mettant le couple en scène au Louvre, privatisé dans le plus grand secret durant une nuit de mai. Si le compteur YouTube s'est vite envolé, avec plus de dix millions de v...

Jay Z et Beyoncé ont dernièrement opéré un spectaculaire coup de com' en publiant Apeshit, un clip bien mégalo mettant le couple en scène au Louvre, privatisé dans le plus grand secret durant une nuit de mai. Si le compteur YouTube s'est vite envolé, avec plus de dix millions de vues en deux jours, la performance ne fut pas au goût de tout le monde, d'aucuns déplorant la soumission de la Culture majuscule à la culture pop, jugeant que Mr & Mrs Carter s'affichent avec une morgue qui frise l'irrespect. Que l'ancien palais des rois de France serve de décor à cette nouvelle monarchie hip-hop, " régnant sur les Arts ", cela en hérisse certains ; les mêmes d'ailleurs qui acceptent sans sourciller que l'on y tourne des navets par bottes de douze, tant que personne ne se déhanche devant Le sacre de Napoléon. Pourtant, à l'heure où la poésie connaît un regain de popularité grâce à Instagram - et avec le concours des soeurs Kardashian, oui oui -, une vidéo de Queen B peut elle aussi donner envie de creuser un peu l'un ou l'autre sujet, et les stats de Google Trends le confirmeront, on en fiche notre billet. Bien sûr, on pourra toujours regretter qu'il faille recourir à un moteur de recherche pour savoir ce qu'est le Louvre, la Joconde ou la Vénus de Milo... mais dans l'Amérique de Donald Trump, il est autorisé de considérer cela comme une victoire, fût-elle plus modeste que celle de Samothrace.