L'ère des créateurs superstars est terminée, place à une génération de profils davantage connus pour leur discrétion et leur capacité à embrasser tous les métiers spécifiques à une entreprise de mode. Mais pas de CDI qui tienne, la sphère fashion est réputée pour se séparer des talents qu'elle adulait hier encore. Chaque saison charrie donc son lot d'arrivées et de départs de directeurs artistiques. Les raisons de ces jeux de chaises musicales sont multiples : fin de contrat, mésententes, ventes en baisse, envie d'écrire un nouveau chapitre de l'histoire de la marque, pressions trop fortes, meilleure proposition aille...

L'ère des créateurs superstars est terminée, place à une génération de profils davantage connus pour leur discrétion et leur capacité à embrasser tous les métiers spécifiques à une entreprise de mode. Mais pas de CDI qui tienne, la sphère fashion est réputée pour se séparer des talents qu'elle adulait hier encore. Chaque saison charrie donc son lot d'arrivées et de départs de directeurs artistiques. Les raisons de ces jeux de chaises musicales sont multiples : fin de contrat, mésententes, ventes en baisse, envie d'écrire un nouveau chapitre de l'histoire de la marque, pressions trop fortes, meilleure proposition ailleurs... Et 2017 n'échappe décidément pas à la règle.Le grand jour est déjà fixé au jeudi 28 septembre. Natacha Ramsay-Levi présentera son premier défilé en tant que directrice de la création du prêt-à-porter, de la maroquinerie et des accessoires de Chloé. La Française n'était pas forcément médiatisée jusqu'alors, mais était pourtant en charge de la création du prêt-à-porter Femme chez Louis Vuitton, sous la direction de Nicolas Ghesquière, avec lequel elle a également collaboré durant onze ans chez Balenciaga. Son objectif ? " Défendre une mode destinée à révéler la personnalité de celle qui la porte, une mode qui dessine les contours d'un caractère, d'une attitude, sans jamais imposer un look. "Après six ans à la tête de la création chez Chloé, la Britannique Clare Waight Keller a été engagée par Givenchy, pour qui elle présentera le défilé de la prochaine Fashion Week parisienne. Cette amoureuse de la maille, ancienne de chez Gucci, époque Tom Ford, a réussi à donner une véritable identité à Chloé, à coups de longues robes fluides, de chevelures flottant au vent, d'esprit romantique et bohème. Une subtile féminité bienvenue chez Givenchy.Ce ne sont pas moins de douze années que Riccardo Tisci a passées chez Givenchy. L'Italien a brillamment réussi à réinventer la marque, avec ses propositions gothiques, graphiques et sexy. Il y avait du noir, des imprimés tout à la fois géométriques, floraux et animaliers. Un romantisme sombre qui n'a pas encore trouvé de maison où se poser, jusqu'à présent... Fay. La maison italienne s'est séparée du duo créatif Aquilano et Rimondi, au terme d'un contrat de cinq ans, qui avait été prolongé d'un an. Courrèges. Après deux ans de collaboration, le tandem Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant ont annoncé leur séparation d'avec la griffe parisienne.Le fils de Ted Lapidus, créateur phare des sixties, a été nommé directeur artistique de Lanvin. A 59 ans, Olivier Lapidus a précédemment occupé la même fonction auprès de la griffe qui porte son patronyme, jusqu'à l'arrêt de l'activité haute couture en 2000. Il vient par ailleurs de lancer sa propre maison de couture, 100 % en ligne, pour qui il contiBouchra Jarrar ne sera restée que seize mois à la tête de Lanvin, propriété de la milliardaire taïwanaise de 75 ans Shaw-Lan Wang, après le renvoi brutal d'Alber Elbaz, son créateur de longue date, apprécié par la critique. Elle y avait imaginé des silhouettes féminines et sexy, fortes de tissus soyeux et du duo noir et blanc. Son départ a été