Au Bar Bulot L'art de la récup'

Dans cette brasserie brugeoise, derrière laquelle on retrouve Gert De Mangeleer et Joachim Boudens du fameux restaurant triplement étoilé Hertog Jan, les menus du personnel se confectionnent en fonction des restes. " Je congèle par exemple toujours les découpures de cabillaud jusqu'à ce que j'en aie assez pour cuisiner une portion royale de fish and chips pour toute l'équipe ", explique Pieter Lefevere, qui officie à cette adresse. Son équipe compacte de cinq personnes, pour la cuisine et la salle, mange ainsi un plat chaud au restaurant tous les jours à 11 heures. Une cuisine familiale comme on l'aime. " Les spaghettis bolognaise remporte tous les suffrages, sourit Maxime Depreitere qui fait partie de la bande. Il figure au menu chaque semaine. Et quand il reste des pots de crème brûlée, c'est la fête car nous avons un dessert en plus. "
...

Dans cette brasserie brugeoise, derrière laquelle on retrouve Gert De Mangeleer et Joachim Boudens du fameux restaurant triplement étoilé Hertog Jan, les menus du personnel se confectionnent en fonction des restes. " Je congèle par exemple toujours les découpures de cabillaud jusqu'à ce que j'en aie assez pour cuisiner une portion royale de fish and chips pour toute l'équipe ", explique Pieter Lefevere, qui officie à cette adresse. Son équipe compacte de cinq personnes, pour la cuisine et la salle, mange ainsi un plat chaud au restaurant tous les jours à 11 heures. Une cuisine familiale comme on l'aime. " Les spaghettis bolognaise remporte tous les suffrages, sourit Maxime Depreitere qui fait partie de la bande. Il figure au menu chaque semaine. Et quand il reste des pots de crème brûlée, c'est la fête car nous avons un dessert en plus. " Hebdomadairement, le personnel établit ensemble un menu pour éviter l'éternelle question : " Que mange-t-on aujourd'hui ? " Et cuisiner ce qui ne peut plus être utilisé pour les clients constitue un défi permanent. Par exemple, le filet de saumon arrive en gravlax sur la table des convives. Et un surplus de légumes disparaît dans un curry au riz bien épicé. " Il nous arrive aussi de manger quelque chose de gras mais nous le préparons toujours nous-mêmes : nous faisons les hamburgers avec du hachis frais ou nous cuisons un oeuf sur le plat et servons le tout avec une généreuse portion de salade. La nourriture doit être saine si nous voulons être légers et pleins d'énergie en commençant le service. " Ce repas est aussi le moment de parler d'autre chose que du travail, raconte Maxime : " De ce qui se passe dans le monde ou de qui a gagné une course cycliste. Il est important d'observer une pause quand on a de longues journées. Nous ne passons au briefing qu'après ce moment. " 479, Torhoutsesteenweg, à 8200 Bruges. barbulot.be " J'ai dû un peu resserrer les boulons, hier. Je sais que mes équipes travaillent beaucoup et qu'avec la rentrée, la pression augmente. Mais je ne peux pas accepter que l'on mange moins bien lors des repas communs ", explique San Degeimbre. Pour le chef de L'Air du Temps, le repas d'équipe, pris deux fois par jour et réparti entre les différents postes, est un véritable pilier, un ciment faisant tenir ensemble une vingtaine d'individus qui affrontent des journées de 14 heures. Dans ces conditions, " San " conçoit ce moment indispensable comme un réconfort, un marqueur de cohésion. Pour lui conférer une aura particulière, il a été décidé de varier le plus possible le contenu des assiettes en permettant aux individualités de s'exprimer. Facile quand on sait qu'une trentaine de nationalités sont passées par le restaurant de Liernu. Israël, Bolivie, Corée... un vrai tour du monde qui ne manque pas de laisser des souvenirs. " Je me rappelle un flop, s'amuse Degeimbre. Un stagiaire canadien voulait absolument nous faire goûter une poutine, du nom de cette spécialité qui mélange pommes de terre, jus de viande et fromage fondu. Je me souviens qu'il restait des frites dans les assiettes. En Belgique ce n'est jamais bon signe. " Pour quelques ratés, beaucoup de préparations mémorables font néanmoins valoir un équilibre nutritionnel et une finesse des saveurs. Ainsi de ce " phô ", potage traditionnel vietnamien que Davy Jouatte, le second, tient de sa grand-mère. Un plat au goût intense et émouvant. 2, rue de la Croix Monet, à 5310 Eghezée. airdutemps.be Depuis le début de sa carrière, Christophe Hardiquest attache beaucoup d'importance au repas pris avec son équipe. Du mercredi au samedi, une vingtaine de personnes partagent la même nourriture deux fois par jour. A 11 h 30, c'est un repas chaud. Le soir, le menu est plus léger, comme un gaspacho ou une salade de pommes de terre. Ce moment privilégié a même un nom, tous l'appellent le " communard ", ce qui dit bien de quoi il retourne. Il y a quelques années, le chef doublement étoilé s'est adressé à un diététicien spécialisé, Serge Pieters, pour qu'il élabore des propositions de plats pour un mois. " Je me suis dit que mes gars étaient des sportifs de haut niveau, ce qu'ils accomplissent le temps d'un service relève de la performance. Je suis donc allé trouver Serge, que je connaissais parce qu'il s'occupait de l'alimentation de ma fille Lisa qui fait partie de l'équipe nationale d'escalade, afin qu'il imagine des recettes à partir d'ingrédients à taux glycémique bas et de cuissons appropriées. Le but ? Que l'énergie se diffuse harmonieusement dans le corps. Je veux que mes hommes soient en bonne santé, qu'ils aient du coeur à l'ouvrage ", confie Hardiquest. Quitte à jouer le papa-poule ? " J'avoue que quand un collaborateur qui a 25 ans n'a jamais mangé de chicon, je l'y incite gentiment car j'estime qu'il a vraiment raté quelque chose. " C'est parce qu'il veut le bien de sa brigade avant tout - il cherche à la mettre en évidence en permanence - que l'intéressé a demandé à l'un de ses poulains, Aram Kaloyan, de préparer un gratin bayaldi dans la droite ligne de ses origines arméniennes et d'une cuisine qui nourrit le corps sans l'épuiser. 453, avenue de Tervuren, à 1150 Bruxelles. restaurant-bon-bon.be