QUI ?

Un artiste " bien " de chez nous, comme on a assez terriblement coutume de le dire. Né à Bruxelles en 1952, Daniel Michiels est entré en photographie dès 1979. Dans son objectif ? L'Ardenne, terre précieuse prétexte à un travail introspectif. D'abord centré sur l'habitat rural, son propos va petit à petit s'élargir vers le portait, le paysage...

Un artiste " bien " de chez nous, comme on a assez terriblement coutume de le dire. Né à Bruxelles en 1952, Daniel Michiels est entré en photographie dès 1979. Dans son objectif ? L'Ardenne, terre précieuse prétexte à un travail introspectif. D'abord centré sur l'habitat rural, son propos va petit à petit s'élargir vers le portait, le paysage et les scènes diverses. Le quotidien de l'intéressé est également au coeur de son oeuvre. Il met sur pellicule ce qui le touche, au propre comme au figuré. " Ses photos immortalisent un endroit où il se trouvait à un moment donné... Il s'attache à rendre l'Ardenne irréelle, intemporelle, belle et touchante, sans aucune mièvrerie ", ainsi se résume assez bien son approche. La Châtaigneraie - Centre wallon d'art contemporain, à Flémalle, consacre une exposition monographique au travail plein d'émotions du Belge. Avec plus de 130 oeuvres exposées sur les deux niveaux et des tirages argentiques sur papier issus de l'excellente série Où en sommes-nous, l'accrochage ne peut dissimuler ses prétentions rétrospectives. " C'est entre les méandres de l'Ourthe, à la jonction de La Roche-en-Ardenne, Nadrin et Maboge, que le photographe a développé un regard humble sur ces éclats nostalgiques subsistant sous la canopée ardennaise ", nous prévient-on dès l'entrée. Il n'en faut pas plus pour entamer un voyage immobile, à la fois extérieur et intérieur. Telles sont les vertus des paysages et des gens de l'Ardenne, ils nous invitent à regarder en nous-mêmes et à y trouver des trésors enfouis depuis l'enfance.