Christian Dior a toujours aimé croire aux signes du destin. Ne se murmure-t-il pas encore dans les couloirs de la maison que c'est en trébuchant sur un morceau de métal à cinq branches qu'il décida de devenir couturier ? Les étoiles, depuis, constellent l'histoire de la griffe, on ne s'étonnera pas d'en trouver une, nichée au coeur du capot cerclé de fils argentés du tout dernier parfum, baptisé Joy ...

Christian Dior a toujours aimé croire aux signes du destin. Ne se murmure-t-il pas encore dans les couloirs de la maison que c'est en trébuchant sur un morceau de métal à cinq branches qu'il décida de devenir couturier ? Les étoiles, depuis, constellent l'histoire de la griffe, on ne s'étonnera pas d'en trouver une, nichée au coeur du capot cerclé de fils argentés du tout dernier parfum, baptisé Joy de Dior, premier " vrai nouveau jus " depuis l'avènement de J'Adore, il y a près de vingt ans déjà. Pour traduire la joie en sillage, François Demachy, parfumeur-créateur de la marque parisienne, s'est pris à rêver de lumière, de celle qui baigne les tableaux pointillistes, comme une évidence. " Comme la lumière blanche naît de la combinaison de couleurs complémentaires, un parfum aussi est un accord, il a plusieurs facettes qui s'assemblent par touches ", précise-t-il. Qui mieux qu'une star déjà au firmament de la galaxie Dior pouvait incarner ce sentiment qui vous transporte et vous prend par surprise, au creux des petits plaisirs de la vie ? Une fille d'une beauté explosive parce que sans faux-semblants, avec des yeux si bleus qu'on aspire à y perdre pied. Très vite associée au projet, Jennifer Lawrence est descendue à Grasse dans " l'arrière-cuisine " du laboratoire du parfumeur. Pas à pas, en lui faisant découvrir des matières premières - les fleurs, les agrumes, les muscs -, il lui a appris son langage. " Je voulais avoir sa première réaction, car c'est souvent la bonne, sur un essai qui me tenait à coeur, se souvient-il. Elle m'a conforté dans mon choix. " Depuis, l'actrice lui a passé commande de plusieurs flacons, comme pour mieux s'entourer du sourire vibrant des fleurs, de la caresse onctueuse des bois et du cocon ouaté des muscs. A l'écran, devant la caméra du réalisateur Francis Lawrence, son complice déjà au cinéma, l'étoile montante de Hollywood semble nager dans le bonheur, un sourire évanescent sur le bout des lèvres. Comme à l'aube du premier jour du reste de sa vie.