On n'a pas l'habitude de demander grand-chose à la vodka. En dehors d'un degré d'alcool suffisamment élevé pour mener rapidement à l'euphorie, la requête gustative résonne souvent comme un écho à sa transparence : qu'elle s'efface derrière le jus d'orange ou toute autre boisson énergisante, et tout ira bien. De nombreuses marques l'ont bien compris, en façonnant des versions bas de gamme - à base de pommes de terre, de betterave, de riz et même parfois de bois - de cet alcool fort le plus consommé au monde. Heureusement, sur les 4 000 labels qui existent à travers la planète, certains ne voient pas les choses de cette façon. Ainsi du Belge Thierry Van Renterghem, qui a décidé de redorer le blason de cette eau-de-vie rectifiée. Cet entrepreneur basé à Gembloux s'est lancé officiellement en 2010 mais son projet procède d'une histoire plus longue qu'il convient de retracer.
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