L’amour de l’art d’Yves Saint Laurent: 6 expos à Paris pour célébrer les 60 ans de sa première collection

Yves Saint Laurent entourée de ses mannequins, le 29 janvier 1962 à la fin de son premier défilé, à Paris © silhouettes: Yves Saint Laurent Nicolas Mathéus

Le 29 janvier 1962, Yves Saint Laurent présente son premier défilé, lance sa maison de couture et entre dans l’histoire. Soixante ans plus tard, une exposition répartie dans pas moins de six musées prestigieux, du Centre Pompidou au Louvre, honore l’influence du créateur français.

A l’initiative de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent (lire par ailleurs), l’expo Yves Saint Laurent aux musées est pensée comme un dialogue entre la mode et l’art. Après tout, le couturier lui-même n’a-t-il pas affirmé que « le travail d’un créateur est très proche de celui d’un artiste »? « Grâce au style frais de Poliakoff et de Mondrian, j’ai appris à quel point il est important de rester pur, d’assurer l’équilibre. Mais je me suis aussi inspiré du travail de Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger. Et comment aurais-je pu résister au pop art de ma jeunesse? », affirmait encore celui qui, en 1965, dédiait sa collection d’hiver à Piet Mondrian.

Portrait de Nush Eluard par Pablo Picasso et l'hommage du couturier au peintre (1979).
Portrait de Nush Eluard par Pablo Picasso et l’hommage du couturier au peintre (1979).© RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris) / Adrien Didierjean

Le moderniste néerlandais était alors encore assez confidentiel à Paris, sa première grande rétrospective n’ayant été organisée que quatre ans plus tard. Par la suite, ce sont, entre autres, Tom Wesselmann et Roy Lichtenstein (été 66), Pablo Picasso (hiver 79) ou encore Vincent van Gogh (été 88) qui inspireront Yves Saint Laurent. Qui a également acquis une collection sensationnelle avec son partenaire Pierre Bergé, et a été à son tour le premier créateur en vie à avoir une rétrospective au Metropolitan Museum de New York en 1983.

« Grâce au style frais de Poliakoff et de Mondrian, j’ai appris à quel point il est important de rester pur, d’assurer l’équilibre. Mais je me suis aussi inspiré du travail de Matisse, Braque, Picasso, Bonnard, Léger. Et comment aurais-je pu résister au pop art de ma jeunesse? »

Désormais, le travail de cet homme d’exception s’expose au Centre Pompidou, au Musée d’Art Moderne de Paris, au Louvre et au Musée d’Orsay jusqu’au 15 mai, au Musée Picasso jusqu’au 15 avril, et dans les salles parisiennes du Musée Yves Saint Laurent jusqu’au 18 septembre. Chaque institution se concentre sur un thème spécifique: Orsay se penche ainsi sur l’influence de l’écrivain Marcel Proust tandis que le Louvre met sous les projecteurs le Saint Laurent obsédé par la lumière et l’or. Le Musée Yves Saint Laurent Paris, situé dans le bâtiment qui fut le siège de la maison de couture à partir de 1974, présente pour sa part une sélection d’archives en grande partie inédite. Ainsi qu’une ouverture sur le bureau et la bibliothèque du créateur, intouchés depuis sa mort en 2008.

Composition en rouge, bleu et blanc II, de Piet Mondrian, et une robe signée par le créateur (1965).
Composition en rouge, bleu et blanc II, de Piet Mondrian, et une robe signée par le créateur (1965).© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Jacques Faujour

museeyslparis.com

L'amour de l'art d'Yves Saint Laurent: 6 expos à Paris pour célébrer les 60 ans de sa première collection
© Philippe Migeat
La robe hommage d'Yves Saint Laurent à Tom Wesselmann (1966). Un artiste qui a aussi inspiré Gary Hume pour son oeuvre The Moon.
La robe hommage d’Yves Saint Laurent à Tom Wesselmann (1966). Un artiste qui a aussi inspiré Gary Hume pour son oeuvre The Moon.© silhouettes: Yves Saint Laurent Nicolas Mathéus

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