Marithé et François Girbaud mettent la clef sous la porte

La griffe de jeans des créateurs français Marithé et François Girbaud a annoncé mercredi la fermeture de huit boutiques dont deux en Belgique, à la suite d’une liquidation judiciaire.

La marque surtout connue pour ses jeans a connu un âge d’or dans les années 80, 90. Victime de la crise, notamment sur le marché américain, elle est aujourd’hui en liquidation judiciaire.

« Les cinq boutiques en propre de Paris, celle de Lyon et les deux de la Belgique sont fermées dans l’attente d’une reprise potentielle », a indiqué à l’AFP la porte-parole de la marque Muriel de Lamarzelle. Environ 80 postes ont été supprimés, a-t-elle indiqué, mais « une dizaine de magasins partenaires, de type franchise, restent ouverts ».

La marque française dispose d’une boutique à Bruxelles et d’une autre à Anvers.

Le tribunal de Commerce de Paris a prononcé mardi la liquidation judiciaire des sociétés chargées de la production et de la distribution du holding détenu à 100% par Marithé et François Girbaud. Ces trois sociétés sont Cravatatakiller, Sabatoun et MFG Services.

« La marque continue ses discussions avec un gros partenaire étranger » sur un projet de relance prévu fin 2013-début 2014, affirme Mme de Lamarzelle, précisant que ces discussions n’avaient pas pu aboutir avant la date-butoir fixée par le tribunal de Commerce. Elle ajoute que le contrat avec la société indienne FFI, chargée de la fabrication des vêtements, « a pris fin ».

La société avait été mise en redressement judiciaire le 10 mai 2012 par le tribunal de Commerce de Paris.

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