Les deux créatrices, récentes lauréates du prestigieux prix ANDAM qui accompagne les talents émergents, et qui promeuvent l'inclusion, la diversité et l'écoresponsabilité ont présenté mardi des films hautement symboliques dans le cadre de la semaine virtuelle du prêt-à-porter féminin à Paris.

Des mannequins et danseuses en tenues près du corps, aux imprimés animaliers et en escarpins évoluent sur une scène éclairée de lumières vives rouge et bleu au théâtre des Bouffes du Nord à Paris, fermé depuis fin octobre comme tous les établissements culturels français, pour une collection de la marque Koché baptisée "Phénix".

"Cet oiseau mythologique qui renaît de ses cendres et présent dans plusieurs cultures a plané sur l'esprit de la collection", explique Christelle Kocher à l'AFP lors du tournage.

"La mode n'est pas dans les cendres, mais dans le nouveau départ", estime la créatrice, diplômée de la Saint Martins School à Londres. Après des débuts chez Chloé et Dries Van Noten, elle a lancé sa propre marque et est devenue directrice artistique de la maison Lemarié qui travaille les plumes et les fleurs, faisant partie des métiers d'art de Chanel.

Pour elle, la crise sanitaire était une période "pour se recentrer et aller à l'essentiel, de faire des choix plus radicaux" pour présenter "moins mais avec une meilleure qualité qui se traduit dans cette collection dans "100% made in Italy" ou en France et plus de la moitié des pièces faites avec des cotons bio et des matières recyclées.

L'époque invite également à "créer avec ce qu'on trouve autour de soi" et à "faire appel à de nouveaux talents, de mélanger l'univers 3D avec celui de réalisateurs de films et des gens de la mode".

Prendre son temps

L'avant-gardiste Marine Serre, 29 ans, qui avait placé ses défilés dans des univers apocalyptiques présente une vidéo de deux minutes et invite à "prendre le temps" à le regarder.

Dans la première partie, hommes, femmes et enfants portent ses vêtements à l'imprimé croissant -- sa marque de fabrique -- en pleine nature, à la campagne ou chez eux, en train de préparer de la pâte.

La deuxième montre les matières qui servent à les fabriquer: foulards en soie, tapis, couvertures de lits, du linge de maison en lin ou du denim- le tout recyclé.

Les formes et les tissus racontent "une histoire de création et un remodelage sans fin", symboles de la "renaissance", souligne la créatrice.

"Cette dernière année a été difficile pour tout le monde, mais il n'y a plus de question à ce sujet, il faut faire les choses différemment. Nous voulons amener l'écofuturisme dans les rues"

Marine Serre a été le fer de lance avec le Belge Dries Van Noten d'un manifeste pour une mode plus responsable, soutenu par des centaines de petites maisons qui s'engagent à produire moins et à repenser les défilés.

Une prise de position "inspirante" pour Lucie Favreau, en master de l'Institut français de la mode qui a présenté sa collection avec une quarantaine d'autres étudiants à l'ouverture de la Fashion week parisienne lundi.

"Quand toute l'industrie s'est réveillée et s'est dit +il faut y aller doucement, prendre le temps et faire de belles collections+ (...) j'ai trouvé ça hyper inspirant, mais au final je n'ai pas l'impression que cela ait beaucoup impacté la mode", a déclaré la jeune styliste à l'AFP.

"Cela reste quand même "il faut faire ma collection à tout prix". La mode n'écoute pas ce que dit l'univers", regrette-t-elle tout en espérant un changement de fond quand elle rentrera dans l'industrie.

Les deux créatrices, récentes lauréates du prestigieux prix ANDAM qui accompagne les talents émergents, et qui promeuvent l'inclusion, la diversité et l'écoresponsabilité ont présenté mardi des films hautement symboliques dans le cadre de la semaine virtuelle du prêt-à-porter féminin à Paris.Des mannequins et danseuses en tenues près du corps, aux imprimés animaliers et en escarpins évoluent sur une scène éclairée de lumières vives rouge et bleu au théâtre des Bouffes du Nord à Paris, fermé depuis fin octobre comme tous les établissements culturels français, pour une collection de la marque Koché baptisée "Phénix". "Cet oiseau mythologique qui renaît de ses cendres et présent dans plusieurs cultures a plané sur l'esprit de la collection", explique Christelle Kocher à l'AFP lors du tournage. "La mode n'est pas dans les cendres, mais dans le nouveau départ", estime la créatrice, diplômée de la Saint Martins School à Londres. Après des débuts chez Chloé et Dries Van Noten, elle a lancé sa propre marque et est devenue directrice artistique de la maison Lemarié qui travaille les plumes et les fleurs, faisant partie des métiers d'art de Chanel. Pour elle, la crise sanitaire était une période "pour se recentrer et aller à l'essentiel, de faire des choix plus radicaux" pour présenter "moins mais avec une meilleure qualité qui se traduit dans cette collection dans "100% made in Italy" ou en France et plus de la moitié des pièces faites avec des cotons bio et des matières recyclées.L'époque invite également à "créer avec ce qu'on trouve autour de soi" et à "faire appel à de nouveaux talents, de mélanger l'univers 3D avec celui de réalisateurs de films et des gens de la mode".L'avant-gardiste Marine Serre, 29 ans, qui avait placé ses défilés dans des univers apocalyptiques présente une vidéo de deux minutes et invite à "prendre le temps" à le regarder.Dans la première partie, hommes, femmes et enfants portent ses vêtements à l'imprimé croissant -- sa marque de fabrique -- en pleine nature, à la campagne ou chez eux, en train de préparer de la pâte. La deuxième montre les matières qui servent à les fabriquer: foulards en soie, tapis, couvertures de lits, du linge de maison en lin ou du denim- le tout recyclé. Les formes et les tissus racontent "une histoire de création et un remodelage sans fin", symboles de la "renaissance", souligne la créatrice.Marine Serre a été le fer de lance avec le Belge Dries Van Noten d'un manifeste pour une mode plus responsable, soutenu par des centaines de petites maisons qui s'engagent à produire moins et à repenser les défilés.Une prise de position "inspirante" pour Lucie Favreau, en master de l'Institut français de la mode qui a présenté sa collection avec une quarantaine d'autres étudiants à l'ouverture de la Fashion week parisienne lundi. "Quand toute l'industrie s'est réveillée et s'est dit +il faut y aller doucement, prendre le temps et faire de belles collections+ (...) j'ai trouvé ça hyper inspirant, mais au final je n'ai pas l'impression que cela ait beaucoup impacté la mode", a déclaré la jeune styliste à l'AFP. "Cela reste quand même "il faut faire ma collection à tout prix". La mode n'écoute pas ce que dit l'univers", regrette-t-elle tout en espérant un changement de fond quand elle rentrera dans l'industrie.