Chez Dior

© KRISTEN PELOU

Lors de la dernière Fashion Week parisienne qui s’est tenue début mars, la maison de couture française a levé le voile, après deux ans de travaux, sur le spectaculaire style New Look de son navire amiral, situé avenue Montaigne.

Le 15 décembre 1946, avec l’appui de l’entrepreneur Marcel Boussac, alors l’homme le plus riche de France, Christian Dior ouvre sa maison de couture dans un hôtel particulier néoclassique, duquel il lancera le New Look, au 30 de l’avenue Montaigne. Un immeuble qui sera des décennies durant le coeur battant du Triangle d’or de la Ville lumière, à la convergence des QG d’autres maisons de couture, d’hôtels de luxe ainsi que du restaurant L’Avenue, longtemps resté un passage obligé lors d’une virée fastueuse dans la capitale française.

Et lors de la dernière Fashion Week, c’est le spectaculaire « new look » de la bâtisse en elle-même qui a été dévoilé après plus de deux ans de rénovation sous la houlette de l’architecte d’intérieur Peter Marino. Qui a souligné, pince-sans-rire, qu’il s’agissait de la troisième fois qu’il décorait l’endroit, « et probablement aussi de la dernière ».

Et si, de l’extérieur, rien ne semble avoir changé, à l’intérieur tout est différent. La pièce maîtresse est une boutique de 2 000 m2 conçue autour d’un gigantesque atrium, la Rotonde, point central d’un enchaînement étourdissant de chambres et de salons privatifs répartis sur trois étages. Un espace pensé comme une ode aux produits de la griffe, des vêtements aux accessoires en passant par le rayon beauté, et même, une pâtisserie et un restaurant dirigé par Jean Imbert, qui a imaginé pour l’occasion une carte mettant la tradition française à l’honneur.

Comme dans tous les projets signés Peter Marino, l’art joue un rôle prépondérant, entre sculptures murales du notre compatriote Johan Creten dans les cabines d’essayage ultraluxueuses et rose gigantesque d’Isa Genzken fleurissant dans la Rotonde. L’architecte paysagiste belge Peter Wirtz a pour sa part conçu trois jardins pour l’espace, en clin d’oeil à Christian Dior, qui aimait profiter de l’extérieur du domaine familial de Granville, en Normandie.

Mais il ne s’agit pas là du joyau de ce « Diorland », qui possède sa propre entrée avenue François 1er. Soit la Galerie Dior, un musée où l’on peut admirer le bureau du couturier ainsi que les créations de ses six successeurs, d’Yves Saint Laurent à Maria Grazia Chiuri. Enfin, le must pour tout Dior addict qui se respecte? La suite, qui donne accès à tout le complexe, ainsi qu’aux services d’une dizaine d’employés dévoués. Un bel hommage à celui qui disait qu’ainsi que « le couturier le sait: chaque femme est une princesse ».

Le 30 avenue Montaigne de Dior, nouvelle version.
Le 30 avenue Montaigne de Dior, nouvelle version.© ADRIEN DIRAND

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