L’humoriste belge Marion Lepomme n’ira pas chez le psy mais se résume en 5 mots

© MARIE MINNE
Fanny Bouvry

L’humoriste liégeoise revient sur les planches belges avec son seul-en-scène, Non, je n’irai pas chez le psy, une belle thérapie pour elle… et son public.

Psy

 » Mes grands-parents ont eu la maladie d’Alzheimer ; ça m’a choquée. J’avais envie d’en parler dans mon spectacle. Je pense que tous les thèmes peuvent être abordés avec humour, il faut simplement de la sincérité et du respect. La scène est un exutoire, un lieu où on partage des émotions, et mon show est une thérapie, autant pour le public que pour moi-même. Il y a beaucoup de gens qui, quand ils ressortent, me disent que les billets devraient être remboursés par la mutuelle.  »

Bide

 » Ce spectacle m’a pris un an à écrire et mettre en scène, avec l’aide de personnes-clés. Et je continue à répéter, c’est un boulot de tous les instants. Chaque soir, je me demande si les gens vont rire. En général, ça prend. J’ai juste quelques mauvais souvenirs. J’avais l’impression que le public était mort. Souvent, ce ne sont pas des gens qui n’aiment pas mais ils rigolent  » à l’intérieur ». Du coup, ce sont les représentations où on apprend le plus car il faut aller chercher le public.  »

Harcèlement

 » J’en ai été victime quand je faisais des chroniques sur La Première, l’année dernière. Elles étaient mises sur Facebook et des choses méchantes, vulgaires et sexistes circulaient. Je me demandais si je n’étais pas prise en grippe juste parce que j’étais une femme. Quand on voit mon personnage, on pense que je suis très forte, mais en réalité, je suis sensible et ça m’a beaucoup touchée. Peut-être que j’en parlerai dans un prochain texte mais pour le moment, je préfère liker ces commentaires. Ça fait peut-être quelque chose à leurs auteurs de se rendre compte que la personne qu’ils insultent existe.  »

Énervement

 » Il y a beaucoup de choses qui me fâchent – la manière dont on traite les immigrés ou notre planète d’un point de vue environnemental. Je n’en parle pas surles planches parce que je suis tellement en colère par rapport au monde dans lequel je vis que je préfère ne rien dire, sinon, ce ne sera plus drôle. Mais pourquoi pas plus tard, essayer de traiter l’un de ces sujets de façon plus légère.  »

Théâtre

 » Petite, je voulais déjà monter sur scène pour faire rire et partager un moment unique avec les gens. Je suis une grande fan de Chantal Ladesou, de son côté autodérision, on y va à fond, on n’a pas peur. Elle a 70 balais, elle est toujours pleine de peps et s’intéresse aux jeunes. C’est une belle personne qui m’inspire. De mon côté, je prépare une pièce humoristique pour mars prochain avec deux artistes liégeoises – on va y régler nos comptes – et des capsules Web avec une autre troupe. Le cinéma ? Depuis peu, je me dis pourquoi pas.  »

manon-lepomme.be

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