Inutile d’attendre l’arrivée des futurs transports alternatifs pour rouler  » branché  » ! A 2, 3 ou 4 roues, on peut toujours prendre un énorme plaisir à bouger. La preuve par trois.

LE E-SOLEX Le retour du cyclomoteur

Ringard, le Solex ? Pas si vite ! Contre toute attente, le bon vieux vélomoteur commercialisé à plus de huit millions d’exemplaires (entre 1946 et 1988) est en passe de revenir sur les devants de la scène. Surfant sur la vague écologique ambiante, le Solex effectue un come-back retentissant. Les besoins de mobilité actuels étant totalement différents de ceux rencontrés en Europe au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le légendaire vélo troque aujourd’hui son petit moteur thermique pour un moulin électrique très tendance. Baptisé  » E-Solex « , il s’est offert un lifting par Pininfarina, prestigieux designer italien.

D’abord programmée pour le début de l’été, la commercialisation de l’engin vient d’être postposée au mois de septembre prochain. Cela, suite à quelques modifications techniques apportées à la batterie, le c£ur de l’engin. L’exemplaire mis à notre disposition ne correspond donc pas entièrement à la future version qui sera commercialisée.

Une grande facilité. Très proche de la conduite d’un vélo, l’E-Solex se manie avec une grande facilité. De quoi rassurer plus d’un réfractaire à l’univers des deux-roues motorisés. Légalement, l’E-Solex devrait être homologué comme cyclomoteur de classe A et donc accessible dès l’âge de 16 ans (sans obtention d’un permis spécifique). Il faudra toutefois et obligatoirement contracter une assurance (de type RC) et porter un casque. 25km/h étant la vitesse maximale autorisée en Belgique pour ce type d’engin, l’E-Solex devrait donc être bridé à cette vitesse. Pour se déplacer dans les centres urbains ou sur les sites d’entreprises très étendus, cela semble amplement suffisant.

Lors de notre essai, l’autonomie s’établissait autour des 1 h 30 d’utilisation. La nouvelle batterie devrait certainement permettre de grappiller quelques minutes supplémentaires. En fonction du trajet à parcourir et selon les aptitudes sportives de chacun, les moins fainéants pourront toutefois donner quelques coups de pédale pour soutenir le moteur électrique. En revanche, mieux vaut calculer au plus près son itinéraire afin de ne pas tomber en panne de batterie… car sans l’aide du moteur électrique, inutile d’espérer faire avancer l’engin à la seule force des mollets !

Pratique : pour recharger la batterie, il suffit de la désolidariser du cadre du vélo et de la brancher sur le secteur. En plus de réduire la pollution de l’air dans les centres-villes, l’E-Solex diminue d’évidence la pollution sonore en avançant (presque) sans bruit. Un régal !

Combien cela coûte ? Bien que les tarifs ne soient pas encore officiellement fixés, l’E-Solex devrait être disponible à partir de 1 500 euros.

LE SPYDER Un tricycle d’enfer

Un concept révolutionnaire. Au rayon des engins novateurs, Can-Am apporte avec son Spyder un concept totalement révolutionnaire. Un réel compromis entre un quad et une moto. Résultat : les néophytes peuvent ainsi goûter au plaisir du deux-roues tout en conservant constamment l’équilibre sur trois. Car si les commandes de l’engin s’apparentent à une moto classique (accélérateur et embrayage à la main, changement de vitesses et frein au pied), la conduite est d’évidence différente. Ainsi, il n’y a pas lieu de se pencher pour aborder un virage.

En quoi est-il original ? Par sa géométrie particulière, sa batterie de mesures de sécurité (ABS, antipatinage et contrôle de stabilité) et son évidente apparence de bête de course, le Can-Am Spyder reste avant tout un engin rassurant et facile à conduire. Toutefois, dès que l’on prend de l’assurance et que l’on aborde trop franchement les virages, les avant-bras risquent de souffrir. Une certaine  » poigne  » est, en effet, indispensable pour vaincre les accélérations latérales.

Et la conduite ? Le Spyder se révèle particulièrement maniable. La selle est confortable, la position ergonomique, les suspensions amortissent parfaitement les irrégularités de la chaussée et la protection des remous aérodynamiques est soignée (surtout au niveau des jambes). Capable de faire parler la poudre lors des dépassements (4,5 sec pour le 0 à 100 km/h), le moteur, un Rotax 990 cc développant 106 ch, se révèle aussi particulièrement souple à bas régime. Ceci afin de permettre de profiter à la fois des accélérations grisantes de la machine et d’adopter une conduite tout en souplesse. Pour conduire le Can-Am Spyder, seul le permis B (voiture) est requis.

Son prix : 16 999 euros.

LE FUN EXTR’M Roadster de poche

Buggy ou roadster ? Pour les adeptes des quatre roues, la société française Secma propose son Fun Extr’m 500, motorisé avec un bicylindre de 500 cc qui est secondé par une boîte de vitesses d’origine Peugeot à 5 rapports. Etant donné que l’engin pèse presque 400 kg et que le moteur est bridé à 21 ch, les sensations sur les grands axes ne sont pas forcément particulièrement décoiffantes. D’autant plus que l’étagement des rapports de boîte est un peu trop long pour être véritablement efficace. Mais on atteint tout de même facilement les 90 km/h réglementaires hors des centres-villes et l’on se fond dans la circulation avec aisance (les escapades sur autoroute sont toutefois totalement interdites).

Conduite fun. C’est sur les petites routes de campagne que la conduite du buggy Secma dévoile tout son piquant. La position de conduite ultrabasse façon karting et les commandes non assistées fournissent des sensations de conduites bannies depuis bien longtemps. Le centre de gravité très bas permet au roadster de virer à plat. Le travail des suspensions est lui aussi tout aussi étonnant. Malgré des routes au revêtement torturé, la tenue de cap est impeccable. Pris au jeu, on déplore l’intervention trop prématurée (5 200 tr/min) du rupteur venant brusquement rappeler à l’ordre le conducteur trop enthousiaste… Sur le plan de la conception et de l’assemblage, les véhicules Secma sont à des années-lumière de certains produits venus d’Asie.

Son prix. Cette qualité se paie toutefois cher : comptez 10 800 euros pour la version de base. Pour habiller l’engin d’une capote équipée de portes-papillons, il faudra débourser 1 300 euros supplémentaires. Et pour parfaire le look, pourquoi ne pas opter pour les sièges en cuir (576 euros) ?

Jean-François Christiaens

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