Ypperlig, du sérieux

Sous-titrée The Beauty of Basics, la collection Ypperlig frappe tout d’abord par le recours à une palette résolument foncée, dominée par des tons bleu nuit et vert pin. Que l’on puisse y voir une réminiscence des forêts et des rudes hivers nordiques n’est sans doute pas un hasard, puisque l’ambition était de revenir à un style scandinave empreint d’un peu plus d’authenticité que le combo  » murs blancs, bois blond et couleurs pastel « , et son corollaire, l’effet nursery, rose pâle et fanions en tissus, déclinés jusqu’à l’overdose depuis des années. S’en dégage un feeling étonnamment sérieux, qui infuse jusqu’aux petits accessoires destinés à tomber presque tout seul dans les caddies : miroir-vide-poche, porte-journaux, organisateur mural, lampe de bureau LED pivotant ingénieusement sur sa base ou bougeoir  » escalier  » très architectural. Côté mobilier, trois pièces retiennent l’attention : la chaise monobloc à accoudoirs, moulée après trente secondes d’injection de plastique, d’où son prix dérisoire de 49,99 euros, puis la table en bouleau et frêne, 199 euros pour 2 mètres, même pas un euro du centimètre, et enfin le canapé convertible à l’assise tout confort, avec sa structure de matelas à ressort. Enfin, Hay avait annoncé le relifting d’une icône maison, et ce mystérieux  » hommage à un produit culte  » visait en fait le célèbre sac Ikea, qui délaisse son éternel bleu vif pour arborer quatre nouveaux coloris.

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