Charles, nouveau roi d’Angleterre, au cœur de quelques controverses

Le 5 avril 2005, le prince Charles épouse Camilla Parker Bowles, son amour de toujours, sous les yeux de sa mère, la reine Elizabeth © Getty Images

Désormais roi, Charles III, 73 ans, s’est illustré au fil de sa vie de prince de Galles par nombre de controverses. Voici les plus marquantes:

Sa relation avec Camilla

Avant d’être installée aux côtés de celui qui est aujourd’hui son mari, Camilla a longtemps vu son nom synonyme de scandale.

Au début des années 1990, les échos autour de la relation entretenue par le prince et son amie se font de plus en plus précis dans la presse, qui y voit un obstacle à l’accession de Charles au trône.

L’Eglise s’en mêle également. Pour l’archidiacre d’York, « le prince n’a pas respecté son serment devant Dieu »: « S’il ne l’a pas respecté à cette occasion, comment pourrait-il aller à l’abbaye de Westminster et à nouveau prêter serment lors de son couronnement? »

Charles au côté de Cailla, en 1979

Lors d’une interview événement en 1994, Charles confirme avoir trompé Diana et entretenu une relation extra-conjugale avec Camilla.

A la question de savoir s’il s’est montré fidèle envers son épouse, le prince de Galles répond « oui »… « jusqu’à ce qu’il soit devenu clair que le mariage était un échec sans espoir ».

Dans la foulée de la confession, l’opinion publique britannique se montrera un temps plus compréhensive envers le prince, puis aura la dent dure envers Charles, qui devra, après la mort de Diana dans un accident de voiture à Paris en 1997, mettre entre parenthèses son opération de séduction visant à officialiser sa relation avec Camilla.

Des années plus tard, en 2005, les deux divorcés se disent oui lors d’un mariage civil.

Selon Richard Fitzwilliam, expert de la royauté, « les gens se rendent compte que Camilla est idéale pour Charles et que l’équipe qu’ils forment marche merveilleusement ».

« Black spider »

De l’équipement des troupes britanniques en Irak aux traitements grâce aux plantes médicinales, en passant par l’abattage des blaireaux pour lutter contre la tuberculose bovine, le prince Charles s’est fendu entre 2004 et 2005 de 27 lettres manuscrites à destination du gouvernement travailliste de Tony Blair.

Baptisées « black spider memos » en raison de l’écriture si particulière du prince – truffée de points d’exclamations et de ratures – ces lettres ont été rendues publiques en 2015 sur décision de justice, 10 ans après la révélation de l’affaire par le quotidien de gauche The Guardian.

Si elles ne contiennent aucune révélation fracassante, ces lettres mettent à mal le principe de neutralité, qui impose au futur monarque de s’abstenir de toute ingérence dans la politique du gouvernement issu d’élections démocratiques.

Des dons récompensés

En 2021, le prince Charles est éclaboussé par une affaire qui touche sa fondation. Des intermédiaires sont soupçonnés d’avoir monnayé accès au prince ou faveurs pour obtenir des titres honorifiques pour de riches donateurs.

L’ancien valet adjoint du prince Charles, Michael Fawcett, est soupçonné d’avoir usé de son influence pour aider l’homme d’affaires saoudien Mahfouz Marei Mubarak bin Mahfouz, généreux donateur à des oeuvres caritatives liées à la monarchie britannique, à obtenir une décoration.

Selon le Sunday Times, M. Mahfouz, 51 ans, a été fait commandeur de l’Empire britannique par le prince Charles lors d’une cérémonie privée à Buckingham Palace en novembre 2016, un événement qui n’avait pas été publié dans la liste officielle des engagements royaux. Bénéficier d’une telle distinction permettait d’appuyer la demande de nationalité britannique du Saoudien, selon le journal.

M. Mahfouz, qui nie toute faute, aurait donné de fortes sommes d’argent à des projets de restauration intéressant particulièrement le prince de Galles, selon l’hebdomadaire. Michael Fawcett démissionne en novembre 2021.

Parallèlement, la presse révèle que la fondation du prince Charles aurait accepté de recevoir plusieurs centaines de milliers d’euros d’un donateur russe, entraînant l’ouverture d’une enquête de  l’organisme indépendant qui régule l’activité des associations caritatives en Ecosse. Le président de la fondation Douglas Connell a démissionné, tout en se défendant de toute faute.

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