Reese Witherspoon: « assez » des rôles « ingrats » pour des actrices « incroyables »

Reese Witherspoon © Reuters

Reese Witherspoon en a « assez ». La star de « Big Little Lies », avec également Nicole Kidman, Shailene Woodley et Laura Dern, ne supporte plus de voir à l’écran des « femmes au talent incroyable » ne jouer que des « épouses ou petites amies avec des rôles ingrats ».

« Les choses doivent changer. Nous devons commencer à voir à l’écran les femmes telles qu’elles sont réellement », et pas seulement « dans des salles de cinéma avec des films à budgets minuscules », a déclaré la vedette et co-productrice de « Big Little Lies », la nouvelle série de HBO, samedi lors d’une journée presse à Pasadena (ouest des Etats-Unis).

Dans cette adaptation d’un roman à succès éponyme, elle retrouve le cinéaste québécois Jean-Marc Vallée, acclamé pour le film oscarisé « Dallas Buyers Club » et avec qui elle avait déjà fait équipe sur « Wild ».

« Nous devons voir à l’écran les vraies expériences des femmes, qu’elles incluent la violence conjugale, les agressions sexuelles, la maternité, les histoires d’amour, les infidélités ou les divorces », a insisté la comédienne de 40 ans, qui a commencé sa carrière à l’adolescence.

Hollywood est régulièrement accusé de ne pas donner assez de rôles substantiels aux femmes, particulièrement celles qui ont plus de 35 ans.

Le rapport 2016 sur la diversité à Hollywood de l’université californienne UCLA, référence sur le sujet, souligne d’ailleurs que la place des femmes dans l’industrie américaine du film régresse.

« Big Little Lies », l’une des séries les plus attendues de la saison, dont le scénario est signé David E. Kelley (« Ally McBeal », « Goliath ») est la première participation importante de Reese Witherspoon à une production télévisuelle.

En plus d’être une des actrices les plus en vue à Hollywood, la comédienne oscarisée pour « Walk the line » est devenue une productrice de premier plan qui s’est donné pour mission de développer des films avec des rôles principaux féminins, comme ceux du film multiprimé « Gone Girl ».

Elle a raconté s’être retrouvée régulièrement pendant des années la seule femme sur les plateaux de tournage, parlant de « syndrome de la Schtroumpfette », une tendance des oeuvres de fiction à ne comprendre qu’un seul personnage féminin.

« Big Little Lies », dont le premier épisode sera diffusé le 19 février, suit un groupe de mères d’élèves d’une école primaire qui se retrouvent liées par un meurtre.

« C’est si rare de trouver cinq rôles au sein d’un même texte et de toutes mourir d’envie de les jouer », a renchéri Nicole Kidman, 49 ans, co-vedette de la mini-série en sept épisodes, dont laquelle jouent aussi Zoë Kravitz et Alexander Skarsgard.

La mini-série a été tournée à Monterey sur la côte californienne (ouest des Etats-Unis), près des côtes accidentées de Big Sur. Le réalisateur Jean-Marc Vallée a souligné que l’Océan Pacifique, « violent, furieux, était une belle représentation », et un symbole du dénouement de l’intrigue.

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