Opinion

Fanny Bouvry

Edito | X, Y, Z ou Alpha, le phénomène générationnel existe-t-il vraiment?

N’en déplaise aux gens de ma génération – celle qui, au bon vieux temps, s’abreuvait de sitcoms, portait du Chipie et du Chevignon et écoutait Nirvana ou Patriiick en boucle – les aînés n’ont pas toujours raison! Ou en tous cas, s’ils bénéficient certes d’un peu de recul sur les événements (on se rassure comme on peut), ils se doivent aussi de nuancer leurs propos. Notamment quand il s’agit de mettre les plus jeunes dans des cases…

Aujourd’hui, chaque nouvelle cuvée d’ados se voit affublée d’une lettre qui la catégorise, et des stéréotypes qui vont avec. Prenez la Gen Z, que les marques en tout genre ont plus que jamais dans le viseur. On les dit « engagés » – et ils le sont -, « hyperconnectés » – ce n’est pas faux -, « exigeants dans leurs choix » – c’est clair… Mais il serait trop simple de limiter ces personnes nées entre le milieu des 90’s et 2010, et qui forment plus de 30% de la population mondiale, à ce portrait-robot.

De même pour la cohorte démographique Alpha qui suivra et dont les membres n’ont pas encore quitté l’école primaire. On les annonce déjà comme plus intelligents que leurs aïeux, plus stressés à cause du Covid et déconnectés du monde réel… Mais peut-on déjà prédire ainsi avec exactitude leur avenir? « Beaucoup de phénomènes que nous considérons comme générationnels ne le sont pas », avertit l’expert en sciences sociales Bobby Duffy, dans notre interview. Et les vingtenaires que nous avons rencontrés, illustrent ses dires: eux, ont carrément décidé d’abandonner ou presque leur smartphone. Nous les (un peu) vieux, en serions-nous capables? Pas sûr…

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