Dubaï, un paradis plus artificiel que jamais

© UNSPLASH / DAVID RODRIGO

On n’a jamais vu autant d’influenceurs déserter nos contrées pour s’offrir le soleil de Dubai, ses plages de rêve (et sans masque), ses hôtels de luxe, ses immenses centres commerciaux… ou son Exposition universelle qui a débuté ce 1er octobre pour s’achever en mars 2022. Alors que cela fait belle lurette que des entreprises s’y installent discrètement, le monde des Instagrammeurs est différent: on n’y cache rien et on y frime à tout-va en répandant sa réussite. Ainsi se dessine l’ère du marketing m’as-tu-vu et du placement de produits bling-bling, avec des stars de la télé-réalité comme Nabilla ou Thomas Vergara, Jazz et Laurent, Manon et Julien Tanti, qui vendent n’importe quoi via Insta, Snapchat ou TikTok, allègrement rémunérés par des annonceurs leur dictant chaque mot. Aujourd’hui, beaucoup de ces couples sont millionnaires.

A Dubai, les sociétés pratiquant le « marketing d’influence » sont désormais nombreuses, attirant toujours plus de monde dans un Emirat dont l’image clinquante colle parfaitement à celle des réseaux sociaux. Et où l’impôt sur le revenu est inexistant. Seul problème: quand une émission comme Les Marseillais décide d’envoyer sa troupe de génies là-bas, elle oublie que Dubai reste un lieu où les droits humains sont bafoués. Hommes et femmes n’y sont pas logés à la même enseigne, les démonstrations d’affection restent interdites en rue, les ouvriers travaillent dans des conditions déplorables (et pour un salaire de misère), la répression policière est sévère, et le système politique ne tolère ni partis ni élections. On devrait la fuir, mais beaucoup l’admirent. C’est ce qu’on appelle une « dictature bien sous tous rapports »

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