Chloé Roose, cofondatrice du guide Brussels’ Kitchen: « Je connais l’impact d’une critique négative »

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Chloé Roose a cofondé le guide en ligne Brussels’ Kitchen, en 2012. Depuis, avec son équipe, elle a signé l’an dernier Bruxelles, 100 chefs, 100 recettes cultes et n’en finit pas de dénicher des pépites culinaires. Elle répond à notre interview sur le vif.

La question qu’on vous pose le plus souvent?

« Tu ne connais pas un chouette resto où je peux aller ce soir? » Ce à quoi je réponds: « Si, j’en connais presque 200 et ils sont tous sur brusselskitchen.com »

La compétence inutile que vous maîtrisez?

Je retiens par coeur les paroles des chansons.

Un sport que vous pratiquez… en pensée?

Le ski. J’aimerais en faire mais je n’en ai plus fait depuis six ou sept ans, depuis que j’ai eu un gros accident. Ce n’est pas la peur qui m’empêche d’y retourner, mais un concours de circonstances. L’adrénaline, la vitesse, éviter les obstacles… J’adore. Quand je conduis un peu vite, j’ai d’ailleurs l’impression de skier.

La ville ou le pays dont vous n’êtes jamais vraiment revenue?

Macau, où j’ai vécu quatre ans. Toute ma culture culinaire est née là-bas. Ma passion pour la streetfood, le piment, le salé au petit dej’, les soupes de nouilles (mon plat de comfort food ultime). Mon amour pour l’Asie. Je n’en reviendrai jamais vraiment.

La personne qui a le plus d’influence sur vous?

Mon mec et mon frère, ex aequo. Heureusement pour eux, ils sont plutôt d’accord – en tout cas à mon sujet – la plupart du temps.

Une idée concrète pour un monde meilleur?

Investir dans l’éducation. A mon sens ça devrait être la priorité partout, tout le temps.

Le plat qui vous ramène en enfance?

Le riz libanais de ma grand-mère arménienne, qu’elle préparait en accompagnement de son waterzooi au poulet. Aujourd’hui elle refuse de cuisiner mais son riz libanais est la seule chose que j’arrive encore à négocier.

u003cstrongu003eu0022Avoir des objectifs, c’est vital pour ma santu0026#xE9; mentaleu0022u003c/strongu003e

L’achat le plus bizarre que vous ayez fait?

Un livre pour tester le QI de mon chat. Le résultat n’était pas très flatteur (sorry Bouboule).

Votre dernier coup de gueule?

En général sur les réseaux ou sur notre site brusselskitchen.com, on s’exprime de manière positive. Si un resto n’en vaut, selon nous, pas la peine, on n’en parle pas. Pour avoir travaillé comme étudiante dans l’horeca et être proche des chefs aujourd’hui, je sais la pression qu’ils peuvent subir et je connais l’impact d’une critique négative. Mais il y a quelques semaines, je me suis fait enchaîner par le maître de salle dans un lieu que je recommande pourtant sur Brussels’ Kitchen, parce que mon amie et moi avions demandé à goûter le vin au verre. J’ai eu envie de partir, mais je suis restée, pour ne pas gâcher la soirée. Par contre ils n’ont pas coupé à la story Instagram qui racontait l’incident.

La dernière fois que vous vous êtes trompée?

Je me trompe tout le temps. Ça ne m’empêche pas d’être convaincue à chaque fois d’avoir raison. L’autre jour j’ai corrigé une collègue qui prononçait « Nabu » (le bar à vin) avec un U, en lui disant que ça se prononçait « OU », alors que pas du tout, c’est en fait un raccourci pour Nabuchodonosor.

Ce que vous avez appris sur vous durant la pandémie?

La nécessité pour moi d’avoir des projets. J’ai pensé naïvement que ça pourrait être marrant de me transformer en Bree Van de Kamp dans Desperate Housewives, de faire des puzzles et des tartes au citron. Ça a duré une semaine, puis je me suis remise à bosser. Avoir des objectifs, c’est vital pour ma santé mentale.

Ce que vous avez envie de faire, là, tout de suite?

La recette de xiao long baos aux shiitakés du restaurant bruxellois Yi Chan.

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