Le resto de la semaine: Frasca, trattoria et épicerie fine ultragourmandes

© david olkarny
Michel Verlinden
Michel Verlinden Journaliste

On doit Frasca à un couple de Liégeois déjà connu pour un autre empire gastronomique, Maccheroni. Le duo a mis tout son coeur dans cet endroit à l’architecture labyrinthique s’ouvrant sur un espace d’épicerie fine ultragourmande.

  • Où? : 21, rue de Florence, à 1050 Bruxelles. Tél.: 02 735 50 65.
  • Genre: Cool trattoria
  • Atmosphère: Survoltée et joyeuse
  • Addition: Plats entre 17 et 30 euros

On se pince encore pour y croire. Un Spritz réalisé avec du prosecco de chez Massimo Coletti. Ce n’est pas tous les jours, certes, mais surtout… ce n’est pas tout: le breuvage repose également sur une merveille de bitter, l’Aspide fabriqué en Sardaigne, faisant valoir une vraie signature gustative à mille lieues de l’unidimensionnel Aperol. Ce décollage immédiat pour un verger d’agrumes méditerranéen s’affiche à 8 euros seulement. Du jamais-vu.

Le ton est donné, celui d’une adresse qui ne laisse rien au hasard. Cela dit, on aurait dû s’en douter car l’on doit Frasca à un couple de Liégeois connu pour Maccheroni, un comptoir populaire et sapide ayant tout compris à l’air du temps. Alors comme ça, Eric et Karima Lecuyer ont l’intention d’étendre leur empire gastronomique, de franchiser à gogo? L’adage dit pourtant: « Qui a deux maisons perd la raison. » En réalité, le duo a simplement vendu ses deux enseignes liégeoises – aussi l’Altro Maccheroni – pour s’installer à Bruxelles. Et on sent qu’il a mis tout son coeur dans cet endroit à l’architecture labyrinthique s’ouvrant sur un espace d’épicerie fine ultragourmande.

En plus des tables en bonne et due forme, un petit bar permet de manger sur le pouce, il faut le noter car c’est parfois la bonne option pour pouvoir profiter de ce lieu pris d’assaut par les habitants de la capitale. En entrée, on choisit une porchetta venue en droite ligne de la ferme d’Andrea Purgatori. Présentée sur une longue assiette ovale, la préparation au goût finement anisé se déguste à la volée. La peau du cochon de lait croustille comme il se doit. Quelques feuilles de salade Iceberg bien croquantes ajoutent de la fraîcheur à l’ensemble. Côté plat, les spaghetti alla puttanesca assoient la maîtrise et la légitimité de ce restaurant appelé à devenir un classique. La parfaite cuisson des pâtes chante à l’unisson de la liaison moelleuse qui enrobe le thon, les anchois, les câpres et les olives.

Sans oublier l’accord qui met à genoux par le biais d’un ovni viticole sec et salin aussi joyeux que naturel: les bulles du Vini di Giovanni « Ciliegiozzo ». Un petit miracle que l’on doit à Vino Vivo, un importateur de vins naturels transalpins qui a un pied, pas le gauche c’est sûr, dans cette belle aventure.

Le resto de la semaine: Frasca, trattoria et épicerie fine ultragourmandes
© david olkarny

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