Avez-vous déjà entendu parler de la " french connection ", cette bienfaisante " mafia " gastronomique issue de l'Hexagone qui déferle sur Bruxelles depuis quelques années ? Non ? Etrange... car depuis son arrivée dans la capitale, on ne mange et ne boit plus pareil. Et c'est tant mieux. Se répandant par vagues successives, elle apporte de nouveaux produits, des flacons inédits et des styles que l'on ne connaissait pas. Parmi les acteurs de ce renouveau, il faut pointer Marion Chateau qui, avec son compagnon François Fatogoma, s'est lancée dans un créneau de bistro aérien. C'est que depuis un an, le couple régale à la faveur d'un li...

Avez-vous déjà entendu parler de la " french connection ", cette bienfaisante " mafia " gastronomique issue de l'Hexagone qui déferle sur Bruxelles depuis quelques années ? Non ? Etrange... car depuis son arrivée dans la capitale, on ne mange et ne boit plus pareil. Et c'est tant mieux. Se répandant par vagues successives, elle apporte de nouveaux produits, des flacons inédits et des styles que l'on ne connaissait pas. Parmi les acteurs de ce renouveau, il faut pointer Marion Chateau qui, avec son compagnon François Fatogoma, s'est lancée dans un créneau de bistro aérien. C'est que depuis un an, le couple régale à la faveur d'un lieu qui chauffe les papilles et réchauffe le coeur : le Bistro Madame. Le pitch ? Une cantine de quartier joliment emballée dans le vert que pilote une ardoise hyper spontanée : poêlée de palourdes aux tomates cerises ; burrata aux olives séchées ; filet de boeuf à la sauge ; risotto frais, coulis de tomates crues et herbes fraîches. Le tout vitaminé à la convivialité et à l'énergie positive. Derrière cette adresse aboutie, il y a deux jolis parcours dont l'enseigne de la rue Veydt est l'aboutissement logique. Pendant six ans, on trouvait Marion au Petit Canon. Soit un bar bien balancé qui faisait le plein de bons produits : beaujolais du Château Cambon, sardines frétillantes et charcuterie 100 % bleu-blanc-rouge. Tout un art de vivre faisant la part belle aux grignotages et aux vins décalés. François, lui, a officié comme second à l'excellent Kitchen 151, table dédiée aux fraîcheurs méditerranéennes. Il en est sorti avec une vision élargie des produits et des accords. Bref, la rencontre était fatale.