Genre : japonais des sommets

Direction Bruges, où se cache Tanuki, enseigne fidèle à la lettre et à l'esprit d'un pays où la gastronomie appartient de plein droit au relief. Le cadre so(m)bre est le premier pas vers l'immersion culminante : bassin à carpes koï, cloisons façon shôji, cuisine ouverte dans la plus pure tradition d'un maître cuisinier qui adapte ses portions à la taille de la bouche des convives...

Michel Verlinden
© Michel Verlinden

Après se les être interdits pendant longtemps, on s'encorde sur les sushis (37 euros l'assortiment de sept poissons crus différents) qui redorent le blason du genre. Ainsi de ceux aux anguilles fumées, aussi minute qu'époustouflants. Bien vu : plutôt que l'habituel wasabi, c'est un raifort délicat qui caresse le poisson.

Grisé par tant de finesse, on fait déboucher un minéral chardonnay Director's Cut de Francis Coppola (57 euros) pour étreindre ces bouchées d'exception.

On quitte la table sur un verre d'umeshu, le vin de prune japonais qui, à défaut de faire atteindre la neige éternelle, fait éprouver le vertige d'une reconnaissance du même acabit pour un repas lumineux.

Tanuki, 1, Oude Gentweg, à 8000 Bruges. Tél. : 050 34 75 12. www.tanuki.be

Direction Bruges, où se cache Tanuki, enseigne fidèle à la lettre et à l'esprit d'un pays où la gastronomie appartient de plein droit au relief. Le cadre so(m)bre est le premier pas vers l'immersion culminante : bassin à carpes koï, cloisons façon shôji, cuisine ouverte dans la plus pure tradition d'un maître cuisinier qui adapte ses portions à la taille de la bouche des convives... Après se les être interdits pendant longtemps, on s'encorde sur les sushis (37 euros l'assortiment de sept poissons crus différents) qui redorent le blason du genre. Ainsi de ceux aux anguilles fumées, aussi minute qu'époustouflants. Bien vu : plutôt que l'habituel wasabi, c'est un raifort délicat qui caresse le poisson. Grisé par tant de finesse, on fait déboucher un minéral chardonnay Director's Cut de Francis Coppola (57 euros) pour étreindre ces bouchées d'exception. On quitte la table sur un verre d'umeshu, le vin de prune japonais qui, à défaut de faire atteindre la neige éternelle, fait éprouver le vertige d'une reconnaissance du même acabit pour un repas lumineux.