Louis Cayphas, e-sportif: « Une partie de mon cœur est dans la Cité ardente! »

L'e-sportif, Louis Cayphas © DR © sdp

Lousi Cayphas, e-sportif, évoluant sur les terrains de foot virtuels, a rejoint les rangs de l’équipe Eleven Sport l’an dernier. A l’occasion de la Coupe du monde de football, qui, elle, se déroule en ce moment dans la vie réelle, il répond à nos questions sur le vif.

La question qu’on vous pose le plus souvent?

Il y en a plein! Beaucoup veulent savoir comment ça se passe concrètement, ce que je fais, quel est mon rôle dans l’équipe. Je pense que comme l’e-sport est encore relativement méconnu ça crée plein d’interrogations. Mais c’est chouette de pouvoir y répondre pour que les gens en sachent plus sur cet univers.

Le sport que vous pratiquez… en pensée?

Cela va paraître bateau, mais je dirais le foot. J’en ai fait, en vrai, pendant dix ans. Et ici, depuis que j’ai intégré l’équipe Eleven, j’y pense très souvent. Comment je pourrais m’améliorer, mieux gérer telle ou telle phase… Le foot occupe vraiment beaucoup mes pensées.

L’endroit dont vous n’êtes jamais revenu?

Je pense que ça doit être ma première partie en LAN (NDLR: tournoi en ligne) où les joueurs étaient présents. Je me suis fait éliminer dès le premier tour et c’était très dur de revenir après ça. J’étais déçu de moi. Mais ça m’a permis de me dire «jamais plus»! Et ça me booste maintenant (rires). Ou alors, dans la «vraie vie», le stade du Standard de Liège. J’y suis abonné et j’y vais tout le temps. A chaque fois, je suis tout heureux d’y être. Une partie de mon cœur est dans la Cité ardente!

La personne qui vous influence le plus?

Mon frère aîné. Il a 23 ans et je lui ressemble énormément, paraît-il. Mais c’est aussi lui qui m’a appris à jouer à FIFA, il m’a montré tout ce qu’il savait et aujourd’hui il me coache de temps en temps. Et quand j’ai des doutes, je me tourne vers lui.

Le plat qui vous ramène en enfance?

Un bon spaghetti bolognaise. Cela marche à tous les coups. C’est quasi magique. On en mangeait beaucoup quand j’étais plus jeune et j’adore ça! Avec plein de gruyère râpé, c’est le pied!

La chose la plus folle que vous ayez faite?

Gagner le tournoi de qualification, l’an dernier, de la Pro League eCup! C’est grâce à cela que j’ai pu rejoindre mon club Eleven et devenir joueur professionnel. Et puis l’événement en soi était impressionnant. Il y avait beaucoup de monde, des journalistes et des caméras. C’était assez fou comme moment.

Un métier que vous auriez pu exercer?

Ingénieur en informatique. En réalité, ce sont les études que j’ai entamées et que je suis en train de poursuivre.

Ce qui vous saoule vraiment?

Une défaite au Standard… Cela m’énerve énormément, en fait. Et je déteste perdre! Alors j’admets avoir été saoulé plusieurs fois cette saison, mais ça va aller (rires).

Un (seul) mot pour vous décrire?

Réservé.

L’achat le plus bizarre que vous ayez fait?

Ouille, c’est compliqué ça… Je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir réalisé des achats «bizarres». Et puis, ce qui est bizarre pour vous ne l’est peut-être pas pour moi.

Une idée concrète pour un monde meilleur?

Réduire la pauvreté et éradiquer l’extrême pauvreté! Je ne suis pas politicien, donc je n’ai pas d’idées ou de plans très concrets pour y parvenir. Mais je trouve ça primordial que chacun puisse vivre dignement.

Ce que vous aimeriez faire là, tout de suite?

Vous allez vraiment croire que ma vie ne tourne qu’autour de ça (rires). Mais j’avoue que j’ai bien envie de me faire une petite partie de FIFA. Je dois d’abord un peu bosser pour les cours avant par contre…

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