" Vu le prix du menu, ça vaut mieux ", me dit un quidam sur Facebook alors que je couine publiquement de bonheur, ce resto était fabuleux. Chose que j'évite normalement de faire parce que ça finit toujours de la même manière. Une fois, sous mes yeux esbaudis, et sous une photo de gin tonic à 10 euros, ce commentaire (d'un parfait inconnu également) : " Tu as changé, avant tu étais simple et tu buvais de la bière. " Je sais qu'il ne fa...

" Vu le prix du menu, ça vaut mieux ", me dit un quidam sur Facebook alors que je couine publiquement de bonheur, ce resto était fabuleux. Chose que j'évite normalement de faire parce que ça finit toujours de la même manière. Une fois, sous mes yeux esbaudis, et sous une photo de gin tonic à 10 euros, ce commentaire (d'un parfait inconnu également) : " Tu as changé, avant tu étais simple et tu buvais de la bière. " Je sais qu'il ne faut pas poster ce genre de chose. Mais voilà, ce soir-là, nous avions opté pour le forfait vin, particulièrement généreux, et j'étais gentiment pouet pouet. Bien décidé à perturber ma digestion, l'homme insiste : " A ce tarif-là, personne ne va dire que c'est mauvais " (c'est mal me connaître), " Et qu'est-ce qui justifie que ça soit plus cher que ce restaurant étoilé dans lequel j'ai mangé ? " Mais qu'est-ce que j'en sais moi ! Et qu'est-ce qui ne va pas chez les gens, franchement ? Vous imaginez deux secondes que je vienne pourrir leurs clichés souvenirs de Disneyland en disant que c'est quand même fort onéreux, et que non, Tic et Tac ne sont pas des écureuils mais des tamias, qu'exposer ses enfants à des images de princes qui embrassent des princesses endormies, donc non consentantes, c'est leur inculquer la culture du viol et que les gars qui sont sous les costumes de Mickey sont payés au lance-pierre ? Je voudrais bien voir leurs têtes si j'écrivais, sous le premier portrait du fruit de leurs entrailles, qu'un môme, ça coûte une maison. Tenez, une nouvelle maison ? Et qu'est-ce qui motive qu'elle soit plus chère que celle du voisin, hein, hein ? Mais foutons-nous la paix les uns les autres. Parfois, un bon resto, c'est pour fêter un truc important. Genre la remise d'un mémoire sur lequel on a bossé tout l'été, au lieu de balancer son booty de trentenaire sur des plages de sable fin. Et j'ignorais le montant de ce (beau) cadeau, avant la remarque dudit monsieur. Dans la prochaine chronique, je vous parlerai de ceux qui ne connaissaient rien à mon sujet de TFE mais qui m'ont expliqué comment le faire. En attendant, bonne rentrée ! Oula, mais qu'il est cher ce cartable ! Et qu'est-ce qui justifie que gnagnagna et gnagnagna.