Kate, nouvelle princesse de Galles, parviendra-t-elle à succéder à Diana dans le cœur des Britanniques?

Kate Middleton, aka Catherine, princesse de Galles © Getty Images

« On se souviendra toujours de Diana, mais je suis sûre qu’elle reprendra le flambeau ». Pour Keith Lowing, nul doute que Kate, première princesse de Galles nommée depuis Lady Di, sera à la hauteur de sa si populaire belle-mère, décédée il y a 25 ans.

En cette matinée maussade, Keith et sa femme Kathleen se reposent sur un banc des jardins du palais de Kensington, l’ancienne résidence où vivaient Diana et le désormais roi Charles III… et là où ont grandi leurs deux fils William et Harry.

L’accession au trône de Charles III après la mort d’Elizabeth II jeudi, et ses 70 ans de règne, s’est accompagnée d’une autre ascension: William, désormais héritier du trône, est devenu prince de Galles et son épouse Kate, adorée des Britanniques et admirée des tabloïds, princesse de Galles, la première depuis la mort de Diana en 1997.

Cette dernière était vénérée. Le public se souvient des révélations, lors d’une interview explosive à la BBC en 1995, sur les infidélités de Charles avec l’actuelle reine consort Camilla, sur ses propres aventures et sur ses doutes sur la capacité à régner de l’actuel monarque. 

Sa mort tragique dans un accident de voiture à Paris l’a porté au rang d’icône, tandis que la réticence initiale d’Elizabeth II à interrompre ses vacances à Balmoral a porté un coup à la monarchie.

Non loin du mémorial érigé en l’honneur de Diana en 2021, Rebecca Brunswig, une Américaine de 74 ans évoque ses « nombreuses visites humanitaires », son engagement envers « les malades du sida » et « sa compassion incroyable envers les plus malheureux ».

Le titre de princesse de Galles est octroyé à l’épouse de l’héritier de la couronne britannique et consiste principalement à se consacrer à des causes sociales.

« Son propre chemin »

Kate, 40 ans, et roturière avant de connaître William, sera-t-elle à la hauteur de sa défunte belle-mère ?

Elle « apprécie l’histoire qui vient avec la fonction » de la princesse de Galles, mais elle tracera « son propre chemin », indiquait vendredi une source au palais de Buckingham.

« C’est une princesse incroyable et je suis impatiente de la voir à l’œuvre comme reine. Je trouve qu’elle est très élégante, belle, et qu’elle représente très bien la monarchie depuis le début », affirme Selma White, une avocate de 40 ans: « J’aime Diana, mais j’aime aussi Kate ».

Kate Middleton photographiée le 4 juin 2005
Kate Middleton photographiée le 4 juin 2005

Dès l’arrivée de Kate Middleton dans la famille royale au moment de son mariage avec William en 2011, ont fusé les critiques sur son ignorance des bonnes manières. Mais très vite, elle s’est convertie en un modèle de bienséance, montrant son aplomb et son habileté à diffuser l’image d’une famille parfaite.

William Kate Louis Charlotte et George

Kate s’est engagée sur la petite enfance avec une fondation, espérant imprimer sa propre marque dans les causes sociales de la Couronne.

Sa popularité était déjà assise quand sa belle-sœur, l’ancienne actrice américaine Meghan Markle, l’a accusée de l’avoir fait pleurer. Ces révélations, au cours d’une interview explosive avec Oprah Winfrey en 2021, avaient mis de la distance entre les deux fils de Diana.

Bouée de sauvetage

Les observateurs estiment que Kate, membre le plus populaire de la famille royale avec 68% d’approbation juste après la reine Elizabeth II (75%), selon un sondage YouGov publié au printemps, pourrait être une « bouée de sauvetage » pour la popularité de la famille royale avec Charles et Camilla, moins populaires, aux manettes.

« L’attention est fixée sur William et Kate », juge sur la chaîne Channel 4 Ed Owens, historien de la famille royale, selon qui Charles a besoin de son fils dans une monarchie sans Elizabeth II.

Robert Hazell, expert constitutionnel à l’University College London, indique à l’AFP que Kate pourrait devenir en privé une conseillère de son époux, et aider en public à maintenir la popularité de la Couronne « auprès des plus jeunes », plus critiques que leurs aînés sur l’institution.

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