Qu'on ne s'y trompe pas : le poisson est un merveilleux aliment. Il fait partie des aliments les plus sains, selon la FAO (organisation des nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture). Il regorge de nutriments bénéfiques comme la vitamine D, le sélénium ou encore des protéines ou les fameux omega-3. En manger serait bon pour notre coeur et nos vaisseaux sanguins. Il existe également un lien entre la consommation de poisson et le développement cognitif. Il réduirait le risque d'accident vasculaire cérébral, de dépression, d'Alzheimer et aurait un effet positif sur certaines maladies chroniques.

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null © getty

Il est aussi riche en saveur, déclinable à l'infini et peu calorique. Merveilleux donc. Si ce n'est que cet aliment a aussi sa part d'ombre. En effet, il contient aussi de nombreuses substances polluantes comme biphényles polychlorés (PCB), les dioxines et les résidus de pesticides. Mais le plus grand danger vient encore du mercure, ou plutôt du méthylmercure. À cause de la pollution, sa présence a littéralement explosé dans certains poissons, mais aussi chez les crustacés (par exemple chez le homard américain).

Le Belge est un gros mangeur de poisson

Le Belge mange en moyenne 25 kilos de poisson non transformé par personne et par an, avec une nette préférence pour le cabillaud et le saumon (respectivement numéro un et numéro deux du classement). C'est plus que la moyenne européenne qui est de 20 kilos, mais rien si on compare ce chiffre à la consommation de poisson aux Maldives où elle s'élève à 166 kilos par an et par personne.

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Même une infime dose peut être toxique

La pénétration du mercure dans l'organisme se fait par voie digestive bien que 95% du mercure absorbé est éliminé dans les selles. Mais même une infime dose peut être toxique. En effet, l'OMS considère que c'est l'un des dix produits chimiques ou groupes de produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique. Par exemple, à partir de 100 microgrammes par litre, on peut voir apparaître des symptômes neurologiques tel que des mains ou des pieds engourdis, des sautes d'humeur ou des problèmes de mémoire. On peut aussi avoir les mains qui tremblent, un rétrécissement du champ de vision ou encore un goût métallique en bouche. Pire, à partir de 800 microgrammes par litre, l'intoxication peut même être mortelle. On notera que chez un mangeur de poisson régulier, mais raisonnable, le taux est déjà à 10 microgrammes par litres.

iStock
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Pour éviter toute mauvaise surprise, mais tout de même bénéficier de ses bienfaits, il est donc conseillé de manger du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras, mais pas plus. L'important étant surtout de varier la provenance et les espèces.

Quels poissons contiennent le plus de mercure ?

En général, la concentration de mercure d'un poisson augmente en fonction de son rang dans la chaîne alimentaire. Autrement dit, les prédateurs qui mangent beaucoup d'autres poissons contenant eux-mêmes du mercure, sont plus à risque. Dans cette catégorie on retrouve le requin, l'espadon, la raie, la lotte, le brochet et le thon rouge. On évitera d'en consommer plus de 150 grammes par semaine, surtout si l'on est enceinte ou qu'on a moins de six ans. Les poissons les moins pollués sont le bar, le merlu, l'anchois, le hareng, le maquereau, le saumon, la sardine, l'éperlan et la truite.

Recettes:

Jean-Pierre Gabriel
© Jean-Pierre Gabriel

Le kinilaw, ceviche philippin qui met du soleil dans l'assiette

Diane Hendrikx
© Diane Hendrikx

Waterzooi de cabillaud au citron kaffir, espuma au gingembre

Truite saumonée de Freux, beurre blanc dashi curcuma et tombée d'asperges au risotto de lentilles

Saumon teriyaki

Truite au célerisotto, sauce aromatique de poisson et chips de quinoa

DR
© DR

Tartare de maquereau à la grenade et au jus de citron vert

Qu'on ne s'y trompe pas : le poisson est un merveilleux aliment. Il fait partie des aliments les plus sains, selon la FAO (organisation des nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture). Il regorge de nutriments bénéfiques comme la vitamine D, le sélénium ou encore des protéines ou les fameux omega-3. En manger serait bon pour notre coeur et nos vaisseaux sanguins. Il existe également un lien entre la consommation de poisson et le développement cognitif. Il réduirait le risque d'accident vasculaire cérébral, de dépression, d'Alzheimer et aurait un effet positif sur certaines maladies chroniques.Il est aussi riche en saveur, déclinable à l'infini et peu calorique. Merveilleux donc. Si ce n'est que cet aliment a aussi sa part d'ombre. En effet, il contient aussi de nombreuses substances polluantes comme biphényles polychlorés (PCB), les dioxines et les résidus de pesticides. Mais le plus grand danger vient encore du mercure, ou plutôt du méthylmercure. À cause de la pollution, sa présence a littéralement explosé dans certains poissons, mais aussi chez les crustacés (par exemple chez le homard américain). Le Belge est un gros mangeur de poisson Le Belge mange en moyenne 25 kilos de poisson non transformé par personne et par an, avec une nette préférence pour le cabillaud et le saumon (respectivement numéro un et numéro deux du classement). C'est plus que la moyenne européenne qui est de 20 kilos, mais rien si on compare ce chiffre à la consommation de poisson aux Maldives où elle s'élève à 166 kilos par an et par personne.Même une infime dose peut être toxiqueLa pénétration du mercure dans l'organisme se fait par voie digestive bien que 95% du mercure absorbé est éliminé dans les selles. Mais même une infime dose peut être toxique. En effet, l'OMS considère que c'est l'un des dix produits chimiques ou groupes de produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique. Par exemple, à partir de 100 microgrammes par litre, on peut voir apparaître des symptômes neurologiques tel que des mains ou des pieds engourdis, des sautes d'humeur ou des problèmes de mémoire. On peut aussi avoir les mains qui tremblent, un rétrécissement du champ de vision ou encore un goût métallique en bouche. Pire, à partir de 800 microgrammes par litre, l'intoxication peut même être mortelle. On notera que chez un mangeur de poisson régulier, mais raisonnable, le taux est déjà à 10 microgrammes par litres. Pour éviter toute mauvaise surprise, mais tout de même bénéficier de ses bienfaits, il est donc conseillé de manger du poisson deux fois par semaine, dont un poisson gras, mais pas plus. L'important étant surtout de varier la provenance et les espèces. Quels poissons contiennent le plus de mercure ? En général, la concentration de mercure d'un poisson augmente en fonction de son rang dans la chaîne alimentaire. Autrement dit, les prédateurs qui mangent beaucoup d'autres poissons contenant eux-mêmes du mercure, sont plus à risque. Dans cette catégorie on retrouve le requin, l'espadon, la raie, la lotte, le brochet et le thon rouge. On évitera d'en consommer plus de 150 grammes par semaine, surtout si l'on est enceinte ou qu'on a moins de six ans. Les poissons les moins pollués sont le bar, le merlu, l'anchois, le hareng, le maquereau, le saumon, la sardine, l'éperlan et la truite.Le kinilaw, ceviche philippin qui met du soleil dans l'assietteWaterzooi de cabillaud au citron kaffir, espuma au gingembreTruite saumonée de Freux, beurre blanc dashi curcuma et tombée d'asperges au risotto de lentillesSaumon teriyakiTruite au célerisotto, sauce aromatique de poisson et chips de quinoaTartare de maquereau à la grenade et au jus de citron vert