QUI ?

" Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin depuis 1999. Après un premier apprentissage en peinture à l'université Seika de Kyoto, elle s'est tournée vers la performance et a poursuivi ses études artistiques à Berlin dans les ateliers de Marina Abramovic mais aussi de Rebecca Horn. Reconnue internationalement et exposée depuis une vingtaine d...

" Née à Osaka au Japon en 1972, Chiharu Shiota vit et travaille à Berlin depuis 1999. Après un premier apprentissage en peinture à l'université Seika de Kyoto, elle s'est tournée vers la performance et a poursuivi ses études artistiques à Berlin dans les ateliers de Marina Abramovic mais aussi de Rebecca Horn. Reconnue internationalement et exposée depuis une vingtaine d'années, elle a représenté le Japon en 2015 à Venise ", voilà ce que stipule la biographie officielle de l'artiste. Ce qu'elle ne dit pas, en revanche, c'est l'incroyable pouvoir de sidération que possède son oeuvre. Ainsi de l'océan de fils rouges - près de 400 km - tissé à l'occasion de la 56e édition de la Biennale mentionnée plus haut. Ce labyrinthe carmin constituait l'un des moments les plus émouvants de la manifestation. Imaginée pour le pavillon japonais, l'installation faisait place à des milliers de clés suspendues censées symboliser autant d'existences. Dans la lignée de Louise Bourgeois, Eva Hesse, Annette Messager, ou encore Christian Boltanski, cette épatante plasticienne déploie une oeuvre entre minimalisme, onirisme arachnéen et utilisation d'objets chargés de vécu. Pour sa deuxième exposition à la galerie Templon de Bruxelles - faut-il rappeler que la première avait émerveillé tout le monde ? -, la Japonaise a conçu une forêt de parapluies suspendus, soit une oeuvre immersive imaginée " en réaction à des événements dramatiques qui ont traversé sa vie ". L'intéressée présente également un nouvel ensemble de sculptures et de toiles constituées de bronze doré, de verre rouge sang, de fils rouges et blancs ou de papier. Pour s'imprégner d'un travail qui dit à la fois l'intime et l'universel, la maladie mais aussi l'espoir.